15/11/2013

* Introduction ...

De fil en aiguille, ou au ''Fil de la Plume'', c'est selon, après avoir étudié les plumes  métalliques belges par le biais de trois ouvrages (Le Mystère de la Plume Ballon, L’Epopée de la plume métallique en Belgique et Mille et une plumes belges) pourquoi ne pas élargir le champ des objets d’écriture belges – ou réalisés pour la Belgique – en s’attardant aux stylos ou porteplume à réservoir (PPR) et aux encres ?

La littérature qui aborde le sujet est très timide, et à ma connaissance, aucun ouvrage ou site n’y a été consacré. Nous allons tenter d'y remédier.  Nous, car les colonnes de ce blog sont ouvertes à tous, via les commentaires où vous avez un accès direct, et par les articles accompagnés de photos que vous pourrez m’envoyer via la rubrique ‘’me contacter’’, en haut de page.

Le blog que vous consultez en ce moment n'est sans doute qu'un pâle reflet du domaine du stylo en Belgique au 20° siècle. Illustré principalement par les spécimens de ma collection et d'autres vus sur la toile, la baie, etc., il manque cruellement de références : catalogues, listes de prix, de revendeurs...

Je m'entretenais dernièrement avec une dame dont les aïeux étaient papetiers de père en fils dans le Hainaut belge, et ce depuis 1920. Elle m'avouait, à mon grand dam, que très récemment, confrontée à la cessation des activités de son père, elle n'avait, faute de place, rien pu garder de sa "paperasserie" ... Imaginez ce que près de 100 ans d'archives auraient pu fournir comme informations. J'en fait encore des cauchemars...

Il en est malheureusement ainsi pour bon nombre de collections, dont les objets sont conservés jalousement, mais pour lesquels l'histoire reste une énigme. Le dicton "Les paroles s'envolent, les écrits restent" n'est plus guère d'actualité.

Certes, de grandes marques ont laissé leur empreinte. Bouhon et Pelletier, par exemple, mêmes si leurs activités ont évolué au fil des temps sont des marques actuelles connues, pour autant que l'on s'intéresse quelque peu au domaine de l'écriture. Mais que savons-nous de leur histoire ? Et que dire d'un nom prestigieux comme Le Tigre, qui de 1918 à 1980 a tenu le haut du pavé dans le domaine du stylo des écoliers, étudiants, hommes d'affaires... et pour lequel on ne trouve sur le net que quelques entrefilets ?

J’invite donc tous les passionnés qui seraient en mesure de combler ces lacunes à participer au projet.

J'invite aussi, en toute modestie, les descendants de ces marques laissées dans l'oubli à me contacter pour rendre à leurs ancêtres leurs lettres de noblesse et par la même occasion ravir les collectionneurs avides de détails historiques. 

Je me vois bien, autour d'une bonne table, deviser avec les Kintz, Bouhon, Pelletier, et autres grands noms...

I have a dream ...